Animal à la trop grande beauté sauvage,
Deux yeux effilés d'ambre doré te dévorent.
Une fourrure tel la barbe du grand sage,
Il veille sur toi jusqu'au début de l'aurore.
L'aube blanche se lève, il s'en va
Ne te reste déjà plus que son ombre.
Son souvenir, mystère d'autrefois
Et rêve pour lui d'une vie moins sombre.
Le soir arrive, tu l'attends...
Minuit sonne en haut du clocher.
Il y répond d'un hurlement,
Puis dévale pour t'approcher.
Fier et majestueux, il s'assoit
Posé là sur la pierre grise,
Dans ses splendides yeux tu vois,
Les reflets d'étoiles qui luisent
La lueur s'allume dans son regard,
Tu plonge, traversé de ses tristesses,
Chaque nuit il conte un peu son histoire,
Ne te cache pas même ses faiblesses.
Il s'approche en rampant doucement, tu en trembles...
Son museau encore humide effleure tes mains,
Il se couche à tes côtés pour dormir, ensemble..
Il t'a adopté, déjà l'aube pointe au loin.
De ses grands pas souples il va tu ne sais où,
Mais tu sais qu'il reviendra, car c'est ton loup
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Posted on Thursday, 15 September 2005 at 7:40 AM
Edited on Sunday, 03 June 2007 at 5:30 PM